vendredi 20 juillet 2018

Château de la Baume Cornillane - zoom sur les ruines

Les ruines du château des anciens seigneurs du village, les Cornillans, dominent la colline et le village récent,


Le donjon éventré est visible de loin dans la plaine et il "signe" la silhouette du village, avec bien sûr les roches qui ont été désignées comme le centre de la Pangée,

"mégacontinent qui, il y a 250 millions d'années, rassemblait l'essentiel des terres émergées" (*) tel que l'a défini Alfred Wegener, l'inventeur" de la théorie de la dérive des continents - les scientifiques d'aujourd'hui préfèrent parler de la tectonique des plaques.
Thierry Monod et Charles Régimbeau ont montré que la France se trouvait au centre de ce mégacontinent et plus exactement la Drôme actuelle et il l'ont placé  à la Baume Cornillane, l'acceptation a été adoptée.



Le château et le village médiéval se sont établis sur cette colline à partir du XIe siècle à l'intérieur d'une double enceinte, 

Le Vercors en toile de fond

Les seigneurs de Cornillan se sont montrés plutôt "réformateurs" sur la plan religieux, proche des cathares, puis des Vaudois, pour devenir protestants au XVIe siècle. Ce qui valut au village et au château des destructions :
lors de la croisade contre les Albigeois, Simon de Monfort incendie le château, qui sera finalement démoli au XVIIe siècle par Richelieu, qui ne laissera que quelques murs et le donjon éventré, privé de son logis seigneurial, il en reste la trace de l'arcature sur le mur extérieur,



 
 vue latérale du donjon qui domine la plaine du Rhône


.Monsieur Jean Lovie, qui co-animait la visite avec le service patrimoine de Valence-Romans agglo, a attiré notre attention sur l'appareil si particulier du donjon, d'époque romane, repris tout au long du Moyen-Age et surélevé : contrairement à l'appareil régulier de cette époque, le donjon a été construit à l'aide de blocs hétéroclites qui mélangent les roches de différentes natures, et origines, notamment de la molasse et du tuf,


conduite de récupération de l'eau en molasse
Les ruines, visibles de loin comme je l'ai dit plus haut, seraient laissées comme un témoignage de la puissance royale venue à bout des seigneurs dissidents....


 Le logis originel se trouvait de l'autre côté, celui qui domine la vallée, au dessus de la salle de garde et les seigneurs y accédaient par une échelle... On comprend qu'ils aient eu l'envie de quelque chose de plus accessible et de plus confortable.




L'arrimage de l'échelle est marqué par des pierres au milieu de la voûte et on voit une cheminée,



Les ruines ont été consolidées, certains murs reconstruits avec les pierres tombées, afin que le site soit rouvert au public en 2001.
 Je ne vous ai pas tout dit, pour en savoir plus, d'autres visites vous seront proposées,  le programme découverte de l'été 2018 est disponible au service patrimoine, Maison des têtes à Valence, mais aussi dans les offices de tourisme.
http://www.valenceromansagglo.fr/fr/des-services-au-quotidien/culture/patrimoine.html

Merci à eux et à monsieur Jean Lovi pour cette passionnante visite.

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(*) Jean-Sébastien Steyer revient sur les constats, notamment sur l'uniformité des fossiles, qui avaient poussé Alfred Wegener à émettre l'hypothèse d'un continent unique. 
pourlascience.fr


lundi 16 juillet 2018

Château de Crussol "interdit"



Vu depuis la zone commerciale le château de Crussol et une partie des ruines visibles depuis St Peray, le sens interdit s'est immiscé en prime...
Pour la petite histoire, j'ai du rentrer à pieds de Saint Peray, hier soir, au moment où tout le monde fêtait la victoire des Bleus, le dernier bus avait déclaré forfait.Tout en attendant le bus, avant de réaliser qu'il n'y en aurait pas, j'avais pris le ciel en photo,

juste au moment de la victoire

samedi 14 juillet 2018

L'orage passé la sécheresse reste


Grosse pluie d'orage hier après-midi, au point de ne plus rien voir au loin, et de gros dégâts sur les arbres notamment, 
















de nombreuses branches à terre,


et pourtant cette impression que l'herbe a grillé est toujours là, plus encore même,























même la lône est presque à sec, ou  ce qu'il en reste, semble pompé par les jussies,



Le temps est encore à la pluie depuis ce matin, mais elle ne se décide pas à venir vraiment, trois, quatre gouttes, et puis repart...

jeudi 12 juillet 2018

Traverser le miroir au musée de Valence - reflets d'une exposition

En tout premier l'attente dans le jardin du musée le temps des discours de présentation, et ils n'étaient pas inutiles pour nous préparer à la découverte d'une exposition hors normes, concoctée par Pascale Soleil, directrice du musée et le styliste Philippe Model, pour la mise en espace. 
Et vint le moment de la découverte,
juste quelques bribes, j'avais oublié mon APN, il ne restait que le portable... et l'envie de découvrir qui a laissé de côté l'envie de photographier,




l'impression de pénétrer par effraction dans un cabinet de curiosités géant avec des merveilles à chaque détour de regard,
il faudra que j'y retourne. 















Jusqu'au mois de janvier, vous avez tout le temps pour découvrir cette fabuleuse exposition.  

mercredi 4 juillet 2018

A la découverte des arbres remarquables dans le Parc Jouvet

Visite avec le service Patrimoine de Valence et LADAPT Drôme Ardèche, à la découverte des arbres remarquables du Parc,



le groupe sous le sophora pleureur ...  En fait on voit ça :


Parmi les arbres qui ont bien voulu partager leur ombre avec nous aujourd'hui, même dans le parc la chaleur était étouffante,

le hêtre à feuilles de fougère, ou à pied d'éléphant, tout près du bassin aux canards,
et ses racines qui vont très loin chercher l'eau,

 




















les bouleaux de l'Himalaya qui ont besoin de 800 litres d'eau par jour l'été, ils vont la chercher loin eux aussi,

















et à l'écorce lisse qui se délite comme celle de l'arbre "feuille de papier" son voisin,


















et enfin le cyprès chauve car il perd ses aiguilles en hiver,






Je laisse aux autres leur part de mystère, même si leur nom figure parfois devant eux ou sur leur tronc. Certains de ces arbres ont 200 ans et datent de la création du parc, inauguré en 1905. D'autres sont tout simplement exceptionnels.



mardi 3 juillet 2018

Le Mialan à St Peray ; presque à sec


Aujourd'hui à midi, l'affluent du Rhône est déjà presque à sec, signe que l'été est là...  On voit qu'il reste de l'eau lorsqu'on s'éloigne et que la végétation est plus verte vers le pont piétons.
Si j'ai pris la photo c'est surtout parce que les  renouées invasives dont j'ai parlé au mois de mai sur mon autre blog :


et qui envahissaient tout le lit de la rivière, sont aujourd'hui aussi secs que son lit. 

PS, une photographie prise dimanche 8 juillet, à l'occasion du marché  en parallèle du festival de Crussol, montre que la sécheresse a encore progressé en moins d'une semaine,


dimanche 1 juillet 2018

Théâtre et photographie dans le parc...


Théâtre en plein air hier, dans le parc Clémenceau, spectacle pour enfants en haut," le Tas", et la troupe des "Mots Cœur" en bas.
J'ai fait des photos toute l'après-midi, dans le cadre de l'atelier que l'on aurait pu intituler "Venez vous faire tirer le portrait" :
des photographes du club de la MJC, une imprimante fournie par la mairie de Gulherand, et ceux qui le voulaient bien repartaient avec leur(s) portrait photo, avec ou sans accessoires,










Voilà ce que cela pouvait donner avec le photographe


Une belle après-midi, et une organisation qui frisait la perfection. 




Avec tout ça, j'effaçais ma carte mémoire au fur et à mesure, j'ai bien failli ne pas avoir de photos du tout, un comble. 😥