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samedi 18 juillet 2015

Galerie de portraits à travers la ville de Valence et ses environs


J'avais commencé à constituer ma galerie de portraits dès l'une de mes premières visites de la ville, et plus particulièrement au musée de Valence, qui conserve des originaux et des moulages (comme sur la photo ci-dessus) de chapiteaux des anciennes églises. J'ai particulièrement aimé celui-ci, mais ce n'est pas le seul qui figure dans la galerie.
J'ai poursuivi lors de visites suivantes, ainsi lors de celle qui a dirigé nos pas vers les "côtes" qui relient la ville haute à la basse ville, avec ce buste placé dans une niche dans un angle de maison rue Mirabel Chambaud,


J'ai continué seule, dans des lieux évidents, comme la Maison des Têtes, dans la Grande Rue,

on a ici l'embarras du choix.
Mais aussi dans les endroits plus "exotiques" comme le centre commercial de Guilherand, où l'on ne s'attend pas à trouver une niche sculptée,


avec cette statue de François Régis, apôtre du Vivarais;
ou sur les fresques dues au collectif 7ème Sens, sous le pont Mistral,


fresques qui reprennent des cartes postales montrant les divers ponts jetés sur le Rhône entre Valence et la rive ardéchoise ;
mais aussi dans le centre ville de Valence, comme celle consacrée à Bonaparte :



A Bourg-lès-Valence j'ai choisi, notamment, l'une des figures des saints représentés sur les fresques néo-byzantines de l'église Saint-Pierre,  dues au peintre Deluol :



Sur chacune des vignettes qui constituent le diaporama de la page d'accueil du blog,  http://dunpontlautre.blogspot.fr/,  j'ai signalé la localisation, pour constituer une sorte de jeu de piste. 
L'album :
 
Une manière comme une autre de découvrir la ville de Valence et ses environs...
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mardi 9 juin 2015

Le parc Jouvet - suite : le monument de Louis Gallet


Le monument est situé aujourd'hui le long d'une allée à l'ombre des grands arbres, avant l'aménagement de l'esplanade du Champ de Mars il était tout près du Kiosque : 

 Vu de dos ici sur une carte postale.

Louis Gallet, né à Valence en 1835 s'installe à Paris en tant que directeur de l'hôpital Lariboisière, notamment, tout en poursuivant une carrière d'écrivain et principalement de librettiste d'opéra.
"Il collabore avec de grands noms de la musique, tels que Camille Saint-Saëns, Georges Bizet, Jules Massenet et Charles Gounod". Wikipedia
Le monument est l’œuvre de Jean-Antoine Injalbert - 1901







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lundi 11 mai 2015

Haïnots - le quartier arménien

C'était le thème de la visite organisée par le service Valence ville d'art et d'histoire, ce samedi 9 mai, visite qui jusqu'à ce jour a connu le plus grand succès, nous étions très nombreux. Si Valence est la quatrième ville arménienne de France, après Paris, Marseille et Lyon, peu de lieux affichent vraiment cette mémoire, même à travers le quartier "historique", au cœur du centre ville (entre le boulevard Vauban, la rue Farnerie, la rue Madier-Montjau et le boulevard d’Alsace). Il faut arriver dans la basse ville pour trouver un lieu de prière, 

la chapelle Saint Grégoire l'illuminateur
Il faut dire que la diaspora arménienne s'est faite discrète dans les années qui ont suivi le génocide et l'exil, dans les camps d'abord jusqu'à l'arrivée en France, lorsque tout espoir de retour s'est effondré.  Ainsi les premiers lieux de culte ont été un rez-de-chaussée d'immeuble, dans l'actuelle côte des Chapeliers, puis un garage, vers l'ancienne caserne et l'actuelle Préfecture. Les réfugiés ont trouvé asile dans des logements souvent insalubres de la veille ville, où ils se sont entassés.  Ils ont accepté tous les travaux que leur proposait une industrie en plein essor, jusqu'à la loi Laval. Alors ils ont créé leurs propres entreprises, commerces... Et si l'on peut aujourd'hui constater la réussite de certains, souvent dans le milieu du vêtement (chaussures Kelian, tricots Djeranian, Manoukian...) il ne faut jamais perdre de vue les débuts très difficiles de cette communauté qui a tout fait pour s'intégrer sans jamais perdre son identité.
Ce n'est qu'après le cinquantième anniversaire du génocide, en 1965, que le recueillement a fait place à la revendication, et la volonté de reconnaissance. Comme en témoigne le monument érigé en 1985 (voir ICI), du au sculpteur Toros, lui-même né dans un camps à Alep. http://fr.wikipedia.org/wiki/R._Toros 

La visite s'est achevé au Centre du Patrimoine Arménien, rue Louis Gallet, par un goûter généreusement offert et une dégustation de délicieux gâteaux, puis par la visite du centre, de l'exposition permanente aux expositions temporaires, 



"Avant la Nuit" : des cartes postales nous projettent en Turquie, avant le génocide à la recherche des lieux, des hommes et des femmes d'avant le génocide.

"Fantômes d'Anatolie" : les photographies de Pascaline Marre nous ramènent dans la Turquie d'aujourd'hui sur les traces des vestiges et des fantômes qui hantent encore les lieux - avec beaucoup de poésie 









A noter l'excellence de la présentation de l'exposition permanente riche de multiples témoignages et d'une mise en espace didactique, vivante et attractive. Très belle aussi...

mardi 24 mars 2015

Les ponts de Valence - suite : le pont suspendu

 

Le pont tel qu'il est représenté sous le pont Mistral par le collectif  7eSens - voir ICI
 
Le pont suspendu a été construit par la société Marc Seguin Frères,  et il reste connu sous le nom de pont Seguin, pont suspendu, ou encore pont en fil de fer, selon l'appellation de l'époque. Son originalité réside dans sa pile unique, décrite ainsi dans un rapport de 1863 : "le pont de Valence est un des trois premiers ponts construits en France de 1827 à 1830. Les matériaux tirés de la carrière de Crussole (Ardèche), en face de Valence, sont les plus beaux qu'on puisse trouver." A.D.D.3S38 - rapport de l'ingénieur des Ponts et Chaussées.




Il sera le premier pont "en dur" depuis le Moyen-Age, et remplace le bac à traille qui seul permettait de traverser le Rhône à Valence jusqu'au 24 septembre 1830, où, par arrêté préfectoral, le sieur Gourmet, fermier du bac à traille est enjoint d'en suspendre la circulation et Jules Seguin autorisé à ouvrir le pont au public . Mais le bac reprendra du service à chaque réparation du pont suspendu,
après les incendies de 1836 et 1855
 - en 1863 lors de travaux sur le tablier du pont...

ou lors de cérémonies. Voir l'article sur le bac à traille ICI.
En 1835 une pétition demande l'ouverture du pont la nuit, appuyée par  de la Ville de Valence, puis par le Préfet de la Drôme en 1836. 

les pavillons de l'octroi agrandis en 1846 -http://patrimoine.rhonealpes.fr-
La photographie montre aussi les portes qui pouvaient fermer le pont.
 
Le 31 janvier 1885 le rachat de la société concessionnaire par l’État permet la suppression du péage sur le pont. Non seulement le passage devient gratuit le 1er février 1885, mais la route est reclassée "route nationale" et devient la RN86.
 
L'état du pont suspendu sera toujours surveillé par le service des Ponts et Chaussées de la Drôme et soumis à des "épreuves" régulières. Sa hauteur, limitant la navigation, le passage de lourdes charges restent problématiques. Et lorsqu'il a été question de l'arrivée du tramway son existence même a été menacée. 
Son remplacement est  décidé par le Ministère et c'est un pont de pierre qui est retenu au début du XXe siècle. Sa construction à côté de la passerelle Seguin :





Reste de l'ancien pont à côté  du pont Mistral.
Après vérifications, il s'agit bien du départ de l'ancien pont suspendu, qui a ensuite accueilli la passerelleprovisoire.
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Voir le site  Patrimoine Rhône Alpes - article sur le pont suspendu
Archives départementales de la Drôme : 3S38 - 39 -40 -41  et 2458W1 projet de démolition du pont suspendu.

mercredi 11 mars 2015

mardi 17 février 2015

Les ponts sur le Rhône à travers le temps - suite : l'ancien pont de pierre

Les fresques sous le pont Mistral ont pour intérêt de présenter les différents ponts qui reliaient Valence à Granges lès Valence, Guilherand-Granges aujourd'hui. 

Parmi ceux-ci celui que l'on appelle le pont en maçonnerie. Il s'agit du premier pont de pierre construit sur le Rhône depuis le Moyen-Age.

Datant de 1905, il est détruit pendant la seconde guerre mondiale, le 19 juin 1940 par le Génie français et en juin 1944 lors des bombardements alliés et remplacé par l'actuel pont Mistral (*) . Voir l'article sur le pont pendant la guerre ICI.

Tel qu'il est représenté sur la fresque qui reprend une carte postale. 
 


Le projet d'un pont définitif en maçonnerie est étudié dès 1900. Sur décision du Ministère des Travaux Publics le choix de remplacer le pont suspendu (ICI) par un pont définitif, "en dur", se porte sur un pont en maçonnerie. Le projet du pont métallique est abandonné à cause de la hausse du prix du fer, alors que les sociétés Schneider au Creusot et Moisant, Laurent, Savey à Paris avaient été pressenties.

La première étape est le rachat du pont suspendu, par décret du 10 décembre 1900, la transformation de la route en nationale, elle devient la RN7, et le pont est ouvert à la libre circulation. Le projet est mené à bien après l'adjudication du 7 octobre 1901, le Président de la République Emile Loubet pose la première pierre le 6 octobre 1902.

Le parc Jouvet vers 1908. coll. Jacques Benevise / © SVah Valence Romans Sud Rhône-Alpes
 NB : à droite du parc, on peut voir les deux ponts, le pont suspendu n'a pas encore été détruit

En parallèle aux travaux du pont, d'autres grands travaux "embellissent" la ville, et pour faciliter la circulation, l'avenue Gambetta est ré-alignée, notamment grâce au rachat d'une partie des terrains appartenant aux Bains Verrier, à l'emplacement de l'entrée de l'actuel Parc Jouvet construit à la même époque. Il sera inauguré le même jour que le pont, le 13 août 1905 par Emile Loubet. 



les quatre arches du pont en maçonnerie   sur Wikipedia
le pont suspendu a été démoli, mais on peut voir la pile de l'ancien bac à traille à travers la première arche


Construit à une trentaine de mètres du pont suspendu, il est large de 9.20 mètres, mais déjà en 1936, un élargissement est étudié à la suite de la mise en service de ligne de  tramway Valence - Saint Péray. 
Une maquette du pont de pierre est visible au musée de Valence. 


Ce qu'il en restait pendant la guerre, détruit le 19 juin 1940 par le Génie français,  
avec en premier plan le bac à traille remis en service pour relier les deux rives.
Le site du collectif 7ème Sens qui a réalisé ces fresques : 
http://www.trompe-l-oeil.info/Trompeloeil/plus_7emesens1.htm
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(*) entre les deux une passerelle "provisoire" a relié Valence à la rive ardéchoise de 1949 à 1966.
Sources : Archives Départementales de la Drôme - 3S40 
 et http://patrimoine.rhonealpes.fr dossier pont routier de Valence

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mardi 18 novembre 2014

Ponts sous le pont Frédéric Mistral


Comme des cartes postales, les anciens ponts enjambant le Rhône ont été représentés par le collectif 7ème Sens en juin 2006. Mes photographies sont de l'époque. Une manière originale de remonter l'histoire. Le pont Mistral est celui qui figure en bas à droite. Au milieu le pont détruit pendant la dernière guerre mondiale, il fallait passer le fleuve avec le bac à traille ou en barque et une solide envie d'aller au cinéma à Valence lorsqu'on habitait les Granges...