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mercredi 29 août 2018

La Baume Cornillane : la maison assassinée




Un mur ouvrant sur le vide, enfin un jardin aujourd'hui : de qu'il reste d'une maison rasée le 29 aout 1944 par les Allemands en déroute, pour témoigner de ce qu'il s'est passé là, et d'un Oradour évité.
Fin aout 1944, c'est la débâcle pour les troupes allemandes. Des résistants sont cachés dans le village de la Baume Cornillane et les occupants les recherchent. Ils mettent le feu à plusieurs maisons, rien n'y fait, il ne trouvent pas les partisans qui parviennent à s'enfuir. Les Allemands, malgré tout, libèrent les otages mais détruisent cette maison pour intimider. Le village est sauf.



Au dessus : un beau jardin

PS : le titre est repris d'un roman de Pierre Magnan, adapté au cinéma en 1988 - voir article de Wikipedia
Merci à monsieur Jean Lovi (ce n'est pas lui qui figure sur la première photo) pour les informations sur cet épisode de notre histoire récente, lors de la visite de juillet 2018 ICI et ICI

vendredi 27 avril 2018

Montvendre - 1


Vue d'en haut, c'est la ville "nouvelle", celle du XIXe siècle, que l'on découvre,
depuis l'endroit où se dresse la statue de la Vierge du Vœu,


 avec elle la ville rend grâce d'avoir été épargnée pendant la dernière guerre mondiale. (Les vierges du vœu sur le site du Musée de la Résistance). 

On peut reconnaître sur la vue générale, la nouvelle église Saint Blaise ,
 l'école, ancienne mairie école, 


 










le lavoir, lui, est caché- sur la vue générale -


 

















 La partie plus ancienne de la ville se découvre par la porte du XIIIe,



A suivre, le chemin entre la porte et la Vierge, par la vieille ville...


Visite organisée par l'UPAVAL conjointement avec le service Pays d'Art et d'Histoire Valence Romans - le 25 avril 2018

samedi 3 décembre 2016

La statue du Général Championnet


Dans la lumière de cette fin d'automne elle prend de belles couleurs. 
Edifiée au XIXe siècle en l'honneur de l'un des plus grands hommes de la région valentinoise, dont le nom est lié à la Révolution, ami de Bonaparte, c'est sans doute l'un des plus beaux monuments de la ville, je trouve, et je ne suis pas la seule :
Sur le plan de l’esthétique, l’œuvre du sculpteur grenoblois Sappey (1801–1856) et du fondeur Charles Crozatier (1795–1855) était jugée comme «remarquable sous tous les rapports » par David d’Angers, particulièrement à même d’émettre un avis. " 
 Revue d'Etudes Drômoise - n°59 de décembre 2014 pp. 31 à 33

Cette statue est aussi bien connue des Valentinois pour avoir échappé aux "vendanges de bronze" qui, sur ordre du gouvernement de Vichy, ont fait disparaître nombre de monuments durant la dernière guerre mondiale. Elle fut cachée dans la cour du musée, sous le pavage, pour être ressortie et remise sur son piédestal en pierre de Crussol en octobre 1944.
Pour en savoir plus sur cet épisode, voir l'article cité ci-dessus et le site du Musée de la Résistance. 
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mercredi 27 avril 2016

Le pont de Romans sur Isère


Samedi dernier, suite à un rendez vous manqué avec l'association Des Amis de Saint-Barnard, qui avait déprogrammé la visite de la collégiale Saint Barnard, sans l'avoir indiqué à ceux qui ont téléphoné, dommage ; nous avons tout de même visité l'église, les photographies suivront. 
Ici depuis le quai, non loin de St Banard un figuier et ses promesses de fruits borde l'Isère. 
NB : le pont médiéval, l'un des derniers ponts romans, a été dynamité en 1940.

vendredi 12 février 2016

Le pont sur le Rhône à Valence pendant la dernière guerre

La seconde guerre mondiale décide du sort du pont en maçonnerie construit au tout début du XXe siècle pour remplacer le pont suspendu de Jules Seguin. 
En juin 1940, pour ralentir l'avancée des troupes allemandes, le Génie militaire français fait sauter deux arches du pont, côté valentinois. Un dispositif de mine est installé dans la pile, provoquant la chute des deux arches.


Septembre 1940 - le pont  détruit et le bac à traille - remis en circulation - photo Paul Jacquin ADD, 2491W1 - sur le site http://museedelaresistanceenligne.org/media145-TraversA
La reconstruction avec un ouvrage provisoire est envisagée dès le mois d'août. Les travaux débutent avec la consolidation de la pile restante, derrière un batardeau, par la société Joya-Chabert. En 1942, après forage, 17 tonnes de ciment y sont injectées
Un pont Pigeaud de type 3, à deux travées est installé par l'Arsenal de Toulon pour la palée métallique, expédiée par chemin de fer ; et le 7e Génie d´Avignon -(*) ; avec un élargissement du pont, déjà envisagé en 1936.

Après essais, le pont Pigeaud peut être ouvert à la circulation, en mai 1941, en limitant le poids des véhicules à 12 t. et leur vitesse à 15 km/h.

  Pont routier de Valence (détruit) - Inauguration du pont Pigeaud le 1er mai 1941 (photo X) (extr. de : ANTRESSANGLE, Gilbert. Guilherand-Granges. Histoire et anecdotes. Le Cheylard : Éditions Dolmazon, 1998, p. 190 ) sur le site http://patrimoine.rhonealpes.fr

Les voûtes sont reconstruites en béton et des cintres sont installés sous le pont, dans la continuité des arches de pierre. Ils sont visibles sur d'autres clichés pris par  Paul Jacquin en 1941 et 1942 ADD 2491W1.

En mai-juin 1944, les troupes d'occupation - envisagent de faire sauter le pont, par 32 puits de mine, profonds mais peu larges, sous la responsabilité du service des Ponts et Chaussées de Valence.
Mais ce seront les bombardements Alliés des 15 et 17 août 1944 qui détruiront les deux arches côté ardéchois, ainsi que de nombreux bâtiments, proches, ou non, à Granges lès Valence et à Valence (Hôpital, Préfecture...).
"Selon Antressangle, c'est l´explosion d´un wagon de nitroglycérine près de Valence qui cause, le 29 août 1944, par son onde de choc, l´effondrement de la deuxième arche côté Granges touchée le 18 août (ANTRESSANGLE, p. 191 et 193)" (*). Un rapport de 1946 mentionne que l'arche se serait effondrée d'elle-même par suite du basculement de la pile centrale.
Comme en 1940, les "enfants du Rhône" sont mis à contribution, et le bac à traille reprend du service. Le pont Pigeaud est consolidé par des opérations de ripage. Le pont est rouvert à la circulation le 15 mars 1945. Une reconstruction est envisagée, et des moellons sont même acheminés depuis la carrière de Chomérac. Mais, dès septembre 1946, c'est la construction d'un pont provisoire, à l'emplacement de l'ancien pont suspendu, qui est retenue, et les moellons sont affectés à la construction d'un pont à Tain l'Hermitage. En février 1949, un rapport sur l'état du pont estime que des opérations de ripage peuvent encore être entreprises, alors que la passerelle provisoire est déjà en construction. 
Du pont, détruit entre juillet 1950 et décembre 1951, les piles subsisteront jusqu'à la construction du pont Mistral qui prendra sa place. 
 
Pont routier dit "passerelle provisoire" de Valence (détruit) - [Valence, le pont provisoire sur le Rhône]. [2e moitié du 20e siècle]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : coul. (MdFR. Collection Dürrenmatt, CP DUR 1750) - http://patrimoine.rhonealpes.fr/



Sources :
ADD : Archives départementales de la Drôme - 14, rue de la Manutention - Valence  : DDE Drôme Réf. 2458W2 - 2458W3

2491 W 1 : deux séries de photos - Paul Jacquin - Valence
de juin 1940 à novembre 1942
et de juin 1947 à février 1948
2362W1 série de photographies numérisées et visibles aux ADD, DDE- Photographies de chantiers - le pont de pierre détruit, destruction des piles - la passerelle provisoire- construction du pont Mistral

(*) en italique mentions sur le site  http://patrimoine.rhonealpes.fr, dossier "pont routier de Valence"- non confirmées par les recherches menées aux Archives Départementales.
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jeudi 4 février 2016

La statue de Montalivet



Elle ferme la  promenade au centre des boulevards et a eu bien du mal à trouver là sa place, voir ICI, sur le site des Études Drômoises, les tribulations de la statue de cet homme politique dont la carrière est liée à celle de Bonaparte, puis de Napoléon. 


 
Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet(1766 – 1823) a été maire de Valence, à partir de 1795, avant d'entamer une carrière nationale. 
Sa statue a été, comme toutes les autres, déboulonnée pendant la dernière guerre mondiale, pour être fondue, mais a été retrouvée intacte dans la fonderie de Lyon, sauvée par l'avance des Alliés.
 

samedi 3 octobre 2015

Le château de La Voulte sur Rhône


Vu du village,

 Depuis la grille d'entrée,


Détails de la cour intérieure.

Imposant château dont la construction remonte au  XIVe siècle, elle a été initiée par Roger d'Anduze. La Voulte, alors est une ville franche, ces franchises ont permis l'édification d'un château. Il a été embelli au XVIIe, la famille de Levis s'allie à celle des Montmorency et connait une période faste.  
Après une période difficile, il est acheté par la Compagnie des Fonderies et Forges de Terre Noire, au XIXe siècle. Incendié par les Allemands en 1944, il est vendu par sa dernière propriétaire en 1961.
D'autres vues ICI
Source : panneau de l'Office de Tourisme.   

jeudi 9 avril 2015

Les ponts sur le Rhône à Valence - 6 - le pont "provisoire"

En 1940 le pont a été détruit par le Génie, pour ralentir l'avancée des troupes allemandes(voir l'article sur le pont de pierre ICI ) et la circulation est partiellement rétablie par  un pont Pigeaud :



En 1946 la construction d'une passerelle provisoire est entreprise sur les bases du pont suspendu (le pont suspendu ICI)




Ce pont, je l'ai connu, et de provisoire, il a duré en fait 17 ans, jusqu'en 1966, date de l'inauguration du pont Mistral. Pour les piétons c'était véritable une épreuve... De même pour les voitures, car juste avant sa destruction, définitive en 1967, la circulation était alternée depuis 1962.

Illustrations et informations sur les ponts de Valence : 
sur le site patrimoine Rhône Alpes  
ainsi que sur le site du musée de la Résistance 


Sur les fresques sous le pont Mistral, le pont provisoire est représenté entre le pont suspendu et le pont Mistral, justement, en haut. En bas le bac à traille qui avait repris du service le temps de rétablir la circulation, à la fin de la seconde guerre mondiale.

samedi 28 mars 2015

La statue de François Désiré Bancel


La statue de l'homme politique originaire de Lamastre a retrouvé son emplacement devant la gare de Valence depuis 2012. Seuls ont été remplacés le parapluie, par une canne, et le socle, par un cube.

sa situation d'origine devant la gare - sur monumen.net
 
Erigée en 1897, elle est due au sculpteur Amy. Pendant la seconde guerre mondiale elle est déboulonnée et vendue pour être fondue en vue d'une collecte de métaux non ferreux sous prétexte de lutter contre le mildiou.  La ville de Valence a perçu la somme de 323 100 francs en règlement des statues "d'Emile Augier, de Bancel, de Montalivet, du buste de Louis Gallet, des plaques du monument aux Morts de la guerre de 1870". Sur le site du musée de la Résistance ICI
La statue de Bancel n'avait pas été fondue et a été retrouvée par hasard à Paris en 1950, dans un dépôt de métal. Elle a été placée dans l'attente dans la cour du musée et le sculpteur Donzelli refait la main droite. En 1980 elle est restaurée à la fonderie Bruno à Curson. Sur le site monumen.net

mardi 17 février 2015

Les ponts sur le Rhône à travers le temps - suite : l'ancien pont de pierre

Les fresques sous le pont Mistral ont pour intérêt de présenter les différents ponts qui reliaient Valence à Granges lès Valence, Guilherand-Granges aujourd'hui. 

Parmi ceux-ci celui que l'on appelle le pont en maçonnerie. Il s'agit du premier pont de pierre construit sur le Rhône depuis le Moyen-Age.

Datant de 1905, il est détruit pendant la seconde guerre mondiale, le 19 juin 1940 par le Génie français et en juin 1944 lors des bombardements alliés et remplacé par l'actuel pont Mistral (*) . Voir l'article sur le pont pendant la guerre ICI.

Tel qu'il est représenté sur la fresque qui reprend une carte postale. 
 


Le projet d'un pont définitif en maçonnerie est étudié dès 1900. Sur décision du Ministère des Travaux Publics le choix de remplacer le pont suspendu (ICI) par un pont définitif, "en dur", se porte sur un pont en maçonnerie. Le projet du pont métallique est abandonné à cause de la hausse du prix du fer, alors que les sociétés Schneider au Creusot et Moisant, Laurent, Savey à Paris avaient été pressenties.

La première étape est le rachat du pont suspendu, par décret du 10 décembre 1900, la transformation de la route en nationale, elle devient la RN7, et le pont est ouvert à la libre circulation. Le projet est mené à bien après l'adjudication du 7 octobre 1901, le Président de la République Emile Loubet pose la première pierre le 6 octobre 1902.

Le parc Jouvet vers 1908. coll. Jacques Benevise / © SVah Valence Romans Sud Rhône-Alpes
 NB : à droite du parc, on peut voir les deux ponts, le pont suspendu n'a pas encore été détruit

En parallèle aux travaux du pont, d'autres grands travaux "embellissent" la ville, et pour faciliter la circulation, l'avenue Gambetta est ré-alignée, notamment grâce au rachat d'une partie des terrains appartenant aux Bains Verrier, à l'emplacement de l'entrée de l'actuel Parc Jouvet construit à la même époque. Il sera inauguré le même jour que le pont, le 13 août 1905 par Emile Loubet. 



les quatre arches du pont en maçonnerie   sur Wikipedia
le pont suspendu a été démoli, mais on peut voir la pile de l'ancien bac à traille à travers la première arche


Construit à une trentaine de mètres du pont suspendu, il est large de 9.20 mètres, mais déjà en 1936, un élargissement est étudié à la suite de la mise en service de ligne de  tramway Valence - Saint Péray. 
Une maquette du pont de pierre est visible au musée de Valence. 


Ce qu'il en restait pendant la guerre, détruit le 19 juin 1940 par le Génie français,  
avec en premier plan le bac à traille remis en service pour relier les deux rives.
Le site du collectif 7ème Sens qui a réalisé ces fresques : 
http://www.trompe-l-oeil.info/Trompeloeil/plus_7emesens1.htm
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(*) entre les deux une passerelle "provisoire" a relié Valence à la rive ardéchoise de 1949 à 1966.
Sources : Archives Départementales de la Drôme - 3S40 
 et http://patrimoine.rhonealpes.fr dossier pont routier de Valence

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mardi 18 novembre 2014

Ponts sous le pont Frédéric Mistral


Comme des cartes postales, les anciens ponts enjambant le Rhône ont été représentés par le collectif 7ème Sens en juin 2006. Mes photographies sont de l'époque. Une manière originale de remonter l'histoire. Le pont Mistral est celui qui figure en bas à droite. Au milieu le pont détruit pendant la dernière guerre mondiale, il fallait passer le fleuve avec le bac à traille ou en barque et une solide envie d'aller au cinéma à Valence lorsqu'on habitait les Granges...